Les sites naturels


Presqu'île Médocaine
Passé le Bec d’Ambès, la Dordogne et la Garonne s’épousent. L’estuaire de la Gironde offre alors, sur près de 100 kilomètres, un lit à des eaux limoneuses chargées des matières minérales et organiques  Des marées puissantes rythment ces eaux qui s’insinuent entre les îles puis forment, au-delà de Saint-Estèphe un bras de mer jusqu’au phare de Cordouan. Acteur principal d’une histoire riche et longue, scandée par les échanges, le commerce, les invasions, les actions militaires, la Mer de Garonne s’impose par son ampleur, sa force difficilement aîtrisable, ses jeux de lumière nés du contraste des eaux mêlées, douces et salées.
Les médocains aiment leur fleuve, ils le côtoient avec respect et le surnomme « la Rivière » comme pour l’amadouer. Ils craignent et respectent cet espace fascinant qu’ils s’approprient de façon fugitive, au moment des grandes migrations de poissons et d’oiseaux.
 
L'océan, les étangs
Le Médoc Atlantique offre des espaces naturels hors dimensions : une forêt immense accessible à pied et à vélo grâce au réseau de pistes cyclables unique qui la sillonne ; des plages infinies de sable fin, léchées par les vagues atlantiques ; des lacs et étangs propices à la navigation ou la découverte d’un environnement riche d’espèces endémiques.
Mais le Médoc Atlantique, ce sont aussi des stations balnéaires, toutes à taille humaine, à partir desquelles vous pourrez organiser vos excursions. Vous aurez le choix entre les stations de la Pointe du Médoc, à quelques minutes à vélo d’un autre univers, celui de l’Estuaire de la Gironde, classé en secteur d’équilibre naturel, en passant par les stations de Médoc Océan (Lacanau, Carcans, Hourtin) qui associent l’esprit fun du surf à tous les atouts de stations familiales.
Riche est ce Médoc océanique, territoire unique à deux pas des prestigieux châteaux et proche de Bordeaux, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
 
L'estuaire
Endroits sauvages, dépourvus de toutes constructions maritimes, les rives de l’estuaire recèlent de petits ports aux attraits particuliers. En dehors de Pauillac et du Verdon, il y reste bien peu de vie, seulement des souvenirs. Le port de Goulée était utilisé pour embarquer le bois et les productions
céréalières du nord-Médoc.
Le port de Saint-Estèphe aurait abrité plus de deux cents bateaux au XVe siècle. Talais était lui un port ostréicole. Les ports de Saint-Yzans, Saint-Christoly, Beychevelle, Issan, Arcins, Macau… servaient encore au début du XXe s. aux transports de produits du Médoc et surtout aux barriques de vin vers Bordeaux sur de nombreuses gabarres. Ces embarcations à fond plat sillonnaient le fleuve et lui donnaient une grande animation avec
leur silhouette élégante. Vous pourrez aussi admirer le phare de Jau-Dignac-et- Loirac, observer les pêcheurs avec la pêche au carrelet, voire même vous y initier, ou encore contempler les îles de l’estuaire
 
Les marais
Les zones humides, de différents types, sont omniprésentes en Médoc.
Si les marais sont essentiellement regroupés au nord (marais maritimes, anciens marais salants), on trouve en revanche deux successions de zones humides : l’une le long de l’Estuaire et l’autre le long du cordon dunaire (lacs, lagunes).
Leur présence et leur disposition s’expliquent d’une part grâce à l’histoire de l’évolution des paysages au travers des ères géologiques et climatiques, et d’autre part par l’intervention de l’homme, qui a façonné les paysages en fonction de l’utilisation qu’ils en faisaient.
C’est ainsi qu’au XVIe siècle des Flamands et des Hollandais vinrent à l’invite du Duc d’Epernon exercer leur science de la régulation des eaux, recomposant alors le paysage.
Les zones humides et les savoir-faire autour de leurs modes de gestion constituent donc un patrimoine majeur du Médoc, qu’il vous est donné de découvrir grâce aux sentiers de découverte aménagés et aux visites guidées qui vous sont proposées.
 
La forêt en Médoc
En Médoc, ce qui n’est point vigne est forêt, mais il n’en fut pas toujours ainsi. Au début était la lande couverte de taillis, de genêts, d’ajoncs et de marécages.
Des bergers sur leurs échasses y élevaient des moutons. C’est sous Napoléon III que ce Médoc-là se transforme grâce au pin maritime dont on dit alors qu’il assainit, améliore et civilise. Partout on plante et cultive. Le pin gemmé fournit la résine térébenthine, colophane et terpinol d’où les parfums synthétiques.
Le bois de pin se prête à tous les usages car il est facile à travailler, il fournit les poteaux de mines, les poteaux télégraphiques.
A la fin du 19e siècle et durant la première moitié du 20e siècle, le pin fera la fortune des «land escots», les médocains de la lande.
La forêt de pin est une culture, tout y est méthode. Le pin est une production avant d’être un paysage. C’est pourquoi, une fois encore, ici rien n’est fixe, tout se construit ou se défait au rythme d’une coupe voulue par le sylviculteur, au rythme incontrôlable du vent ou du feu qui détruisent. Petit soldat frêle, le pin maritime n’existe qu’au pluriel en rang serré composant une armée sylvestre héroïque et fragile.
 
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